Quand l'heure de partir loin arrive, le doute surgit. Dire au revoir aux êtres chers sans savoir quand viendra le jour des retrouvailles. Le choix a t-il été la bon, seul le temps nous le dira. On arrive alors à destination, il faut tout recommencer, faire preuve d'adaptation, chercher un boulot et surtout sociabiliser pour essayer de se refaire un cercle d'amis. Si l'on est pas seul à repartir de zéro, les choses s'annoncent plus faciles. Tout d'abord ce fut Angers, Glasgow puis Salamanque et Madrid, l'Europe était encore au rendez vous, maintenant je suis à Lima, un océan me sépare de l'Europe.J'ai tout de même de la chance: d'abord j'ai de très bons amis qui gagnent beaucoup d'argent à Paris et puis le Machu Picchu et le lac Titicaca n'ont jamais autant eu la cote en France. Inès et Julia ouvrirent la marche, mes parents et mes soeurs sont ensuite arrivés, Sibylle et Constance sont en ce moment même en route pour Arequipa et ça sera bientôt le tour de Syboule et Marie. Chaque visite arrive le sac à dos de routard rempli de Elle - dont la mode me fera baver quelques jours plus tard - et autres magazines d'actualités, de bon saussisson, de quelque colis maternel et bien souvent d'une bouteille de champagne. Avant le premier avril, j'avais plus de temps pour accompagner mes êtres chers dans le centre de Lima ou dans tel ou tel autre quartier. Je dois désormais me contenter des soirées et week-ends. De longs apéritifs franco-français en sifflant le champagne, une bouteille de vin rouge et un peu de fromage s'offrent à nous. Je me mets alors à l'heure parisienne et prends des nouvelles de tous ceux qui sont loin et qui me manquent. Je m'amuse ensuite avec les mariages présidentiels et autres potins politiques du moment dont tout le monde parle. Je raconte enfin mon problème existentiel de ne trouver ni chaussure à mon pied ni pantalon à ma jambe dans ce pays de "microformats " dont la mode est la même que celle des années 80 à Moulin.
Le "week end et un jour" traditionnel passé à Lima se termine alors. Si je peux, j'accompagne mes êtres chers à la découverte de mon Pérou, sinon je reste à Lima la grise, le coeur serré et je me mets alors à rêver de notre Europe où tout à commencé. Je rêve d'une balade sur les quais de Seine, d'un jogging dans le Retiro, d'un petit rosé au port de l'île, d'une après-midi de shopping au Topshop de Sauchiehall Street et d'une bonne glace à la terrasse d'un café, plaza mayor à Salamanque.
3 commentaires:
et les bons souvenirs d'Arras.....???
M.
Lima es una ciudad donde el peatón es constantemente agredido: aquí uno sueña con un parque frondoso y algo húmedo.
Merci pour ces nouvelles, un ptit vent de nostalgie dans le sens contraire souffle ici... iSi se puede! iViva Peru!
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