dimanche 27 avril 2008

Vent d'Europe

Quand l'heure de partir loin arrive, le doute surgit. Dire au revoir aux êtres chers sans savoir quand viendra le jour des retrouvailles. Le choix a t-il été la bon, seul le temps nous le dira. On arrive alors à destination, il faut tout recommencer, faire preuve d'adaptation, chercher un boulot et surtout sociabiliser pour essayer de se refaire un cercle d'amis. Si l'on est pas seul à repartir de zéro, les choses s'annoncent plus faciles. Tout d'abord ce fut Angers, Glasgow puis Salamanque et Madrid, l'Europe était encore au rendez vous, maintenant je suis à Lima, un océan me sépare de l'Europe.
J'ai tout de même de la chance: d'abord j'ai de très bons amis qui gagnent beaucoup d'argent à Paris et puis le Machu Picchu et le lac Titicaca n'ont jamais autant eu la cote en France. Inès et Julia ouvrirent la marche, mes parents et mes soeurs sont ensuite arrivés, Sibylle et Constance sont en ce moment même en route pour Arequipa et ça sera bientôt le tour de Syboule et Marie. Chaque visite arrive le sac à dos de routard rempli de Elle - dont la mode me fera baver quelques jours plus tard - et autres magazines d'actualités, de bon saussisson, de quelque colis maternel et bien souvent d'une bouteille de champagne. Avant le premier avril, j'avais plus de temps pour accompagner mes êtres chers dans le centre de Lima ou dans tel ou tel autre quartier. Je dois désormais me contenter des soirées et week-ends. De longs apéritifs franco-français en sifflant le champagne, une bouteille de vin rouge et un peu de fromage s'offrent à nous. Je me mets alors à l'heure parisienne et prends des nouvelles de tous ceux qui sont loin et qui me manquent. Je m'amuse ensuite avec les mariages présidentiels et autres potins politiques du moment dont tout le monde parle. Je raconte enfin mon problème existentiel de ne trouver ni chaussure à mon pied ni pantalon à ma jambe dans ce pays de "microformats " dont la mode est la même que celle des années 80 à Moulin.
Le "week end et un jour" traditionnel passé à Lima se termine alors. Si je peux, j'accompagne mes êtres chers à la découverte de mon Pérou, sinon je reste à Lima la grise, le coeur serré et je me mets alors à rêver de notre Europe où tout à commencé. Je rêve d'une balade sur les quais de Seine, d'un jogging dans le Retiro, d'un petit rosé au port de l'île, d'une après-midi de shopping au Topshop de Sauchiehall Street et d'une bonne glace à la terrasse d'un café, plaza mayor à Salamanque.

mardi 1 avril 2008

Retour à la vie active


Ca y est, je travaille, j'en viens aux explications. L'entreprise s'apelle Invertir et est en fait un organisme à but non lucratif dont l'objectif est de promouvoir l'entreprenariat des petites et moyennes entreprises péruviennes dans un programme de réduction de la pauvreté.
Je travaillerai en duo avec une minette de 29 ans sur la coordination d'un projet de six mois appelé LiderAcción. Deux cents étudiants des provinces péruviennes viendront à Lima pour trois cessions de formation complètement gratuites. Au programme: économie, enteprenariat, éducation civique, leadership afin de développer l'esprit d'entreprise des jeunes des régions pauvres et participer au développement de celles-ci. La promotion du programme se fera donc à travers les universités, spots radio, journaux nationaux. Beaucoup d'organisation, beaucoup d'interlocuteurs et surtout beaucoup trop de préruviens qui disent oui á tout et qui n'agissent pas en conséquence.
La premiére semaine fut un peu difficile, apparemment l'accueil de nouveaux employés au Pérou n'est pas le même qu'en France; des gens pas très curieux ni bavards. Les deuxieme et troisième semaines se passent beaucoup mieux, la machine semble en route.... Il va falloir maintenant prendre le rythme du travailleur liménien.